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Manifestation de la diaspora camerounaise en Belgique

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Bruxelles, 16 novembre 2025 – Plusieurs Camerounais se sont rassemblés aujourd’hui dans les rues de Belgique pour dénoncer ce qu’ils qualifient de vol des élections par le président Paul Biya. La mobilisation, organisée par des associations de la diaspora, visait également à attirer l’attention internationale sur les disparitions forcées et la répression meurtrière qui frappent les manifestants pacifiques au Cameroun.  


✊ Revendications des manifestants

- Contestation des résultats électoraux jugés frauduleux.  

- Dénonciation des violations des droits humains, notamment les disparitions forcées.  

- Condamnation des violences exercées contre les rassemblements pacifiques.  


🌍 Contexte

Le Cameroun traverse une crise politique et sociale profonde, marquée par une contestation persistante du régime en place. La diaspora, particulièrement active en Europe, multiplie les actions pour sensibiliser l’opinion publique et interpeller les institutions internationales sur la situation des libertés au pays.  


🎙️ Témoignages

Des participants ont exprimé leur volonté de « briser le silence » et de rappeler que la répression ne doit pas être ignorée. Pour eux, la mobilisation en Belgique est un prolongement de la lutte menée par les citoyens camerounais sur le terrain, souvent au péril de leur vie.  


🔎 Perspectives

Cette manifestation illustre la détermination de la diaspora camerounaise à maintenir la pression sur le régime de Yaoundé et à porter la voix des victimes de répression. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de contestation internationale, où les Camerounais de l’étranger cherchent à faire entendre leurs revendications pour la démocratie et le respect des droits humains.

Francis Ngannou : “Je n’aurais pas voté pour Paul Biya”

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Invité de l’émission Autant le dire diffusée cette semaine, le champion camerounais de MMA Francis Ngannou a livré une opinion sans détour sur la situation politique de son pays. Interrogé par le journaliste Jean Bruno Tagne sur son vote à la présidentielle de 2025, l’ancien champion de l’UFC a affirmé qu’il n’aurait pas voté pour le président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

“Au vu des événements de l’état du Cameroun actuel autour en 2025, non je ne pense pas”, a-t-il déclaré, précisant qu’il n’avait pas pu voter malgré l’obtention tardive de sa carte électorale.

Relancé par le journaliste, Francis Ngannou a confirmé sa position : “Non ! Non !” avant de justifier son choix par une critique implicite de la longévité du chef de l’État. “Je pense qu’aujourd’hui, après 43 ans, il a quand même donné ce qu’il a pu donner. La raison majeure est que s’il avait été mon père ou mon grand-père, moi-même je ne l’aurais pas conseillé.”

Une mise au point attendue

Ces déclarations interviennent dans un contexte où Francis Ngannou est régulièrement critiqué pour sa proximité supposée avec le régime Biya et son silence face aux abus et injustices dénoncés par la société civile. Sa participation à des événements officiels, ses rencontres avec des figures du pouvoir et son absence de prise de position sur les crises sociopolitiques du pays ont souvent été perçues comme une forme de complaisance.

Pour de nombreux observateurs, cette sortie médiatique constitue une mise au point, voire un tournant. En rompant le silence, Ngannou semble vouloir clarifier sa posture et répondre aux attentes d’une jeunesse camerounaise en quête de figures publiques engagées.

Une parole qui compte

Dans un pays où les personnalités publiques hésitent à s’exprimer sur les affaires politiques, la prise de position de Francis Ngannou est loin d’être anodine. Champion mondial, icône de la diaspora, il bénéficie d’une audience massive et d’un capital symbolique fort. Sa parole, souvent attendue mais rarement exprimée sur les sujets sensibles, acquiert une portée particulière dans le contexte post-électoral tendu que traverse le Cameroun.

Alors que le pays s’interroge sur son avenir politique, les propos de Ngannou résonnent comme un appel à la transition, à la responsabilité générationnelle et à une nouvelle forme d’engagement des figures publiques.


Un symbole générationnel

En évoquant la figure du père ou du grand-père, Francis Ngannou semble exprimer une lassitude partagée par une partie de la jeunesse camerounaise, confrontée à un système politique figé. Son intervention s’inscrit dans une série de prises de parole de la diaspora camerounaise, de plus en plus critique à l’égard du statu quo.

Alors que le pays s’interroge sur son avenir politique, la voix de Francis Ngannou, bien qu’exprimée depuis l’étranger, vient rappeler que les attentes de changement dépassent les frontières et touchent toutes les couches de la société.

*🗳️ Cameroun : la campagne des régionales 2025 s’ouvre dans un climat de défiance et de verrouillage politique

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Ce 15 novembre 2025, le Cameroun entre officiellement en campagne pour les élections régionales. Pendant quinze jours, les partis politiques, les chefs traditionnels et les institutions électorales vont tenter de mobiliser les collèges électoraux avant le scrutin du 30 novembre. Mais derrière l’agitation officielle, le processus électoral est miné par une série de controverses qui interrogent sa légitimité et sa représentativité.

⚠️ Un scrutin verrouillé par le calendrier et des résultats connus à l'avance.

Initialement prévues après les municipales, les régionales 2025 se tiennent dans un ordre inversé qui suscite de vives critiques. Le report des élections municipales, sans justification claire, a pour effet d’exclure les partis d’opposition du jeu régional. En effet, les conseillers municipaux — qui forment une partie du collège électoral régional — sont issus du scrutin de 2020, où le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) reste largement dominant.

Cette configuration crée une déconnexion entre les dynamiques politiques actuelles — marquées par une montée des contestations et une recomposition des forces d’opposition — et les résultats attendus des régionales. Pour de nombreux observateurs, ce décalage constitue une forme de verrouillage institutionnel, consolidant l’hégémonie du parti au pouvoir au détriment du pluralisme démocratique.

🧩 Elecam sous le feu des critiques

L’organe en charge des élections, Elections Cameroon (Elecam), est une nouvelle fois accusé de partialité. Plusieurs partis dénoncent une gestion opaque des listes électorales, des irrégularités dans la distribution des cartes et une communication institutionnelle jugée lacunaire. Ces critiques s’inscrivent dans un climat post-présidentiel tendu, où les résultats du scrutin d’octobre 2025 continuent de faire l’objet de contestations et de recours.

La confiance dans le processus électoral est fragilisée, notamment dans les régions anglophones et les bastions de l’opposition, où des appels au boycott ou à la vigilance citoyenne se multiplient.

🏛️ Une campagne en trompe-l’œil

Malgré ce contexte, les états-majors politiques se mobilisent. Les chefs traditionnels, à la fois électeurs et candidats, jouent un rôle central dans cette campagne, souvent instrumentalisés comme relais d’influence territoriale. Les partis d’opposition, bien que marginalisés dans les communes, tentent de capitaliser sur leur présence dans les chefferies et sur les dynamiques communautaires pour exister dans le débat régional.

Mais la campagne peine à susciter l’enthousiasme. L’absence de débats publics, la faible visibilité des projets régionaux et la complexité du scrutin indirect contribuent à une démobilisation des électeurs. Le risque d’un scrutin à faible participation plane, renforçant les interrogations sur la légitimité des futurs conseils régionaux.

CAMEROUN : HUMAN RIGHTS WATCH DÉNONCE UNE RÉPRESSION SANGLANTE APRÈS L’ÉLECTION DE PAUL BIYA

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Des dizaines de morts, des milliers d’arrestations et un climat de peur généralisé : tel est le bilan alarmant dressé par Human Rights Watch après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun. Alors que le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire du président sortant Paul Biya avec 53,66 % des voix, les manifestations qui ont suivi la proclamation des résultats ont été réprimées avec une brutalité extrême. L’organisation de défense des droits humains dénonce un usage disproportionné de la force par la police et la gendarmerie, ainsi que des détentions arbitraires massives dans tout le pays.

🔴 Un rapport accablant

Selon le rapport publié le 12 novembre, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des manifestants dans plusieurs villes, dont Douala, Bafoussam et Garoua, provoquant la mort d’au moins 48 à 55 personnes selon différentes sources. Human Rights Watch indique avoir recueilli les témoignages de familles de victimes et d’avocats décrivant des scènes de violence indiscriminée : des civils abattus dans la rue, des adolescents blessés par balles, des commerçants tués alors qu’ils tentaient de fuir.
Les autorités, par la voix du ministre de la Communication René-Emmanuel Sadi, ont reconnu « plusieurs dizaines de morts » et promis des enquêtes, sans pour autant en préciser les modalités ni les responsables. Cette absence de transparence nourrit les inquiétudes sur une possible impunité des forces de sécurité.

🌍 Réactions internationales

La communauté internationale n’est pas restée silencieuse. L’Union européenne et plusieurs ONG locales ont appelé à une enquête indépendante, tandis que des diplomates occidentaux ont exprimé leur préoccupation face à la répression. Amnesty International a également dénoncé « une spirale de violence qui menace la stabilité du pays ».
Des organisations régionales, comme la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ont exhorté les autorités camerounaises à privilégier le dialogue et à garantir le respect des droits fondamentaux.

⚖️ Un climat de peur et d’incertitude

Au-delà des morts et des arrestations, Human Rights Watch souligne l’instauration d’un climat de peur généralisé. Des journalistes ont été intimidés, des opposants politiques arrêtés, et des habitants affirment vivre dans la crainte permanente de nouvelles rafles. Les prisons, déjà surpeuplées, accueilleraient des centaines de détenus arrêtés sans mandat ni procès équitable.
Pour de nombreux observateurs, cette répression traduit la fragilité du système politique camerounais et l’incapacité des institutions à garantir une alternance démocratique. Le pays, dirigé par Paul Biya depuis plus de quatre décennies, semble s’enfoncer dans une crise politique et sociale profonde.

Crise post électorale Répression sanglante à Douala :

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Un jeune homme arrêté lors de la répression post-électorale a trouvé la mort à la prison de Ngoma, à Douala. Selon des sources locales citées par MMI, son corps aurait été discrètement enterré au cimetière du Bois des Singes, à l’insu de sa famille.  


Dans le même établissement, un autre détenu aurait subi une blessure par balle si grave qu’elle a conduit à l’amputation de sa jambe. Ces deux drames s’inscrivent dans la vague d’arrestations et de violences orchestrées par les forces de sécurité après l’élection présidentielle contestée du 12 octobre.  


Les familles dénoncent une dissimulation systématique : enterrements clandestins, refus de soins médicaux et silence imposé autour des prisonniers blessés. Pour les défenseurs des droits humains, il s’agit de violations flagrantes du droit national et international.  


Ces révélations alimentent les inquiétudes croissantes sur les pratiques de torture, les exécutions extrajudiciaires et les détentions au secret, qui se multiplient au Cameroun à mesure que la crise post-électorale s’enlise.  


Dans la région du Littoral, les atrocités signalées seraient commises sous l’autorité du gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, placé sous la supervision directe du ministre Paul Atanga Nji.  


Cameroun #DroitsHumains #CrisePostÉlectorale #PrisonNgoma #Douala #MMINews #RépressionPolitique #JusticePourLesVictimes

🛑 Convocation politique ou représailles ? Le maire Joseph Espoir Biyong dans le viseur du préfet du Wouri

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Joseph Espoir Biyong convoqué par le préfet du Wouri : une convocation qui fait trembler Douala


Le 6ᵉ adjoint au maire de Douala 5ᵉ, Joseph Espoir Biyong, est convoqué par le préfet du département du Wouri ce lundi 17 novembre 2025 à 13h précises, à la Préfecture de Douala, située à Bonanjo. Cette convocation intervient dans un climat politique tendu, quelques jours seulement après sa sortie remarquée sur le plateau d’Équinoxe Soir, le 10 novembre, où il a reconnu publiquement la victoire d’Issa Tchiroma Bakary à la présidentielle de 2025 et dénoncé « la méchanceté du régime de Paul Biya ».

Cette prise de position, jugée audacieuse voire provocatrice, a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et les cercles politiques. Plusieurs internautes et observateurs y voient une mesure de représailles contre un élu local qui aurait osé contester la version officielle des résultats électoraux. D’autres y lisent une tentative d’intimidation visant à museler les voix dissidentes dans un contexte post-électoral marqué par des tensions, des arrestations arbitraires et des appels à la mobilisation citoyenne.

Le contenu de l’entretien entre le préfet et Joseph Espoir Biyong n’a pas été rendu public, mais des sources proches du dossier évoquent une possible mise en garde ou une demande d’explication sur ses déclarations jugées « incendiaires ». Pour rappel, Biyong s’était retiré de la course présidentielle en juillet dernier, tout en appelant à une mobilisation politique au-delà des urnes.

Cette convocation soulève des questions fondamentales sur la liberté d’expression des élus, le respect du pluralisme politique, et la gestion de la transition démocratique au Cameroun.

📺 Source : Sud TV

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DES ARRESTATIONS MILITAIRES DANS LE MAYO-DANAY RELANCENT LES TENSIONS POST-ÉLECTORALES AU CAMEROUN

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DES ARRESTATIONS QUI INQUIÈTENT

Dans la nuit du 12 au 13 novembre, plusieurs militaires ont été arrêtés dans différentes bases du département du Mayo-Danay, dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Ces interpellations surviennent dans un climat déjà tendu, marqué par les contestations post-électorales et les menaces de l’opposant Issa Tchiroma Bakary.

Selon des sources locales, les militaires arrêtés sont soupçonnés d’avoir entretenu des contacts avec Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), arrivé officiellement deuxième à la présidentielle du 12 octobre 2025. Les autorités les suspectent d’avoir envisagé une rébellion contre le pouvoir en place, dans une région historiquement sensible aux mouvements contestataires.

Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par le ministère de la Défense, mais ces arrestations interviennent alors que le climat politique reste explosif dans le Grand Nord, où Issa Tchiroma bénéficie d’un fort soutien populaire.

ISSA TCHIROMA DÉFIE LE POUVOIR

Le 9 novembre, Issa Tchiroma a diffusé une vidéo dans laquelle il refuse de reconnaître la victoire de Paul Biya et accuse le régime de « gangstérisme d’État ». Il a lancé un ultimatum de 48 heures pour la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la crise post-électorale, menaçant que « le peuple se retrouvera en situation de légitime défense ».

Cette déclaration, largement relayée sur les réseaux sociaux, a ravivé les tensions dans plusieurs régions du pays, notamment dans l’Adamaoua et l’Extrême-Nord, où des manifestations sporadiques ont été signalées.

UNE CRISE POST-ÉLECTORALE QUI S’ENLISE

Depuis la proclamation des résultats, la société civile évoque plus de 2000 interpellations et une trentaine de morts liés aux affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Le silence des autorités sur les arrestations dans le Mayo-Danay pourrait alimenter les soupçons de répression ciblée contre les soutiens de l’opposition.

La visite récente du ministre Paul Atanga Nji dans le Grand Nord, où il a été déclaré « persona non grata » par certains leaders locaux, illustre la fracture croissante entre Yaoundé et les régions septentrionales.

VERS UNE ESCALADE OU UN DIALOGUE ?

Alors que les appels à la désescalade se multiplient, le gouvernement reste inflexible sur la légitimité du scrutin. De son côté, Issa Tchiroma semble déterminé à maintenir la pression, quitte à radicaliser son discours.

Les arrestations dans le Mayo-Danay pourraient marquer un tournant : soit elles renforcent la stratégie sécuritaire du pouvoir, soit elles précipitent une mobilisation plus large dans le Grand Nord. Dans tous les cas, la crise post-électorale camerounaise entre dans une phase critique, où chaque geste compte.

#Cameroun2025 #CrisePostElectorale #MayoDanay #IssaTchiroma #ArrestationsMilitaires #GrandNord #FSNC #PaulBiya #TensionsPolitiques #DéfenseCameroun #YaoundéConteste #SécuritéNationale #OppositionCameroun #Élections2025 #JusticeEtVérité

🏟️ Douala sous contrôle : Cabral Libii privé d’espace politique





 À deux jours du lancement officiel de la campagne présidentielle, le candidat du PCRN, Cabral Libii, dénonce une série d’obstructions administratives qui l’empêchent de tenir son meeting inaugural dans la capitale économique. Une situation qui, selon lui, révèle une volonté délibérée des autorités de l’empêcher de mobiliser.

Douala, 26 septembre 2025

🚫 Des refus en cascade

Depuis début septembre, les demandes de réservation de lieux publics se heurtent à des refus systématiques :

  • Stade de Bépanda : refusé pour “occupation préalable”.
  • Club Camtel : rejet sans justification claire.
  • CICAM et Stade de la Cité : déclarés “inadaptés à des activités politiques”.
  • Stade Youpwé : pourtant réservé et payé par le PCRN depuis le 18 septembre, a été attribué à l’UNDP le 25 septembre.

« De très hautes instructions ont été données afin que Cabral Libii ne tienne pas de meeting dans les grandes villes. » — Cabral Libii

🧠 Une stratégie d’asphyxie politique ?

Pour le PCRN, ces refus ne relèvent pas d’un simple hasard administratif. Ils traduisent une stratégie d’étouffement, visant à freiner l’élan populaire du candidat. Le timing des décisions, leur simultanéité, et le détournement d’un espace déjà payé soulèvent des interrogations sur la neutralité de l’État.

« Le régime monte désormais d’autres partis contre nous pour créer des conflits entre candidats supposés de l’opposition. » — Cabral Libii

📣 Le meeting maintenu… sous tension

Malgré les entraves, Cabral Libii maintient son meeting pour le dimanche 28 septembre à 15h, au stade Youpwé, affirmant sa volonté de “faire déferler la vague orange”. Le bras de fer est engagé. Et Douala, verrouillée, devient le symbole d’une démocratie sous pression.

🗳️ Présidentielle 2025 : Maurice Kamto choisit la neutralité et surprend l’opposition

 




Dans une déclaration attendue mais déconcertante, Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et figure centrale de l’Alliance politique pour le changement (APC), a annoncé qu’il ne soutiendrait aucun candidat spécifique de l’opposition pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.

Yaoundé, 26 septembre 2025 — 

« Nous sommes parvenus à la conclusion qu’il convient de laisser à chaque électeur la responsabilité pleine et entière de voter librement, en son âme et conscience, pour le candidat de l’opposition de son choix. » — Maurice Kamto

⚖️ Une posture qui divise

Alors que de nombreux militants espéraient une candidature unique pour contrer le parti au pouvoir, Kamto opte pour une stratégie de responsabilisation individuelle. Ce choix, salué par certains comme un appel à la maturité démocratique, est critiqué par d’autres comme un désengagement stratégique qui risque de fragmenter les voix de l’opposition.

🔍 Les raisons invoquées

Kamto justifie sa position par :

  • L’échec des négociations pour une candidature consensuelle.
  • Les divisions persistantes entre les partis d’opposition, notamment l’UNDP et le FSNC.
  • Le risque d’un éparpillement des voix qui compromettrait toute chance de victoire.

🧠 Analyse politique

Pour Manasse Aboya, universitaire et militant du RDPC, cette neutralité est une reconnaissance implicite de la puissance du parti au pouvoir :

« Kamto est rusé. Il connaît le rapport de forces et sait que mobiliser une consigne de vote serait inutile sans coalition solide. »

📣 Et maintenant ?

Cette sortie redéfinit les équilibres politiques à quelques semaines du scrutin. L’opposition entre dans la dernière ligne droite sans cap commun, tandis que le RDPC, fort de son maillage territorial, entame sa campagne comme une armée en ordre de marche.

Brenda Biya : La fille du président brise le silence… puis rétropédale

 



À moins d’un mois de l’élection présidentielle camerounaise prévue le 12 octobre, une onde de choc a traversé le paysage politique : Brenda Biya, fille du président Paul Biya, a publié une vidéo virale dans laquelle elle appelait explicitement à ne pas voter pour son propre père. Une prise de position inédite, explosive, et profondément déroutante dans une société où la loyauté familiale est souvent sacralisée.

Yaoundé, septembre 2025 — 

« Ne votez pas Paul Biya, pas par rapport à moi, mais parce qu’il a fait souffrir trop de gens », déclarait-elle dans une première vidéo tournée depuis la Suisse, où elle réside.

Cette sortie, qui évoquait des souffrances personnelles et une rupture familiale assumée, a été perçue par certains comme un acte de courage, par d’autres comme une trahison. Brenda annonçait même couper les ponts avec sa famille et renoncer aux avantages financiers liés à son statut.

Mais quelques jours plus tard, nouveau rebondissement : dans une seconde vidéo, toujours sur TikTok, Brenda Biya revient sur ses propos. Lunettes de soleil sur le nez, ton plus posé, elle affirme :

« La politique, je n’y connais rien de chez rien. Je dois me remettre en question. Je ne me rends pas compte des gens que je heurte ».

Elle va jusqu’à qualifier son père de « bijou » et d’« excellent candidat », saluant son intellect et sa stature présidentielle. Ce rétropédalage, tout aussi viral que sa première sortie, laisse planer le doute sur ses motivations réelles et sur les pressions éventuelles qu’elle aurait pu subir.


retrouvez la sortie de Brenda Biya dans cette vidéo

🔍 Une parole qui dérange

Jamais dans l’histoire politique du Cameroun un enfant de président en exercice n’avait publiquement appelé à voter contre son propre géniteur. Cette rupture familiale, mise en scène sur les réseaux sociaux, révèle des tensions profondes au sein du clan présidentiel et soulève des questions sur la gestion de l’image publique à l’ère numérique.

« On ne s’attendait vraiment pas à ça dans une famille africaine traditionnelle », confie un politologue de l’université de Yaoundé.



à lire également sur kongossamagazine.comBrenda Biya lâche son père : “Je ne voterai pas Paul Biya”



 

🗳️ Quel impact sur le scrutin ?

Alors que Paul Biya, 92 ans, brigue un huitième mandat après 42 ans au pouvoir, cette séquence pourrait influencer une partie de l’électorat jeune, très actif sur les réseaux sociaux. Mais l’effet réel reste difficile à mesurer. Entre admiration, scepticisme et malaise, les Camerounais oscillent.


à lire également sur kongossamagazine.com : Présidentielles 2025 : Le SDF d'Osih et le FNSC de Tchiroma en négociations.

🎭 Entre impulsivité et stratégie

Brenda Biya, souvent décrite comme impulsive et médiatique, semble avoir voulu s’exprimer sur un terrain qu’elle reconnaît elle-même ne pas maîtriser. Son mea culpa, bien que sincère en apparence, n’efface pas l’impact de sa première déclaration.

« Formez votre propre opinion », conclut-elle dans sa seconde vidéo.


La double sortie de Brenda Biya illustre à quel point les dynamiques familiales peuvent se mêler aux enjeux politiques, surtout dans un contexte électoral tendu. Elle rappelle aussi que dans l’ère des réseaux sociaux, chaque parole publique peut devenir un acte politique — volontaire ou non.

Crise au sommet du MRC : le retour de Kamto suspendu

 




La cérémonie qui devait marquer le retour de Maurice Kamto à la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) n’a finalement pas eu lieu. Prévu pour ce jour, l’événement a été annulé en raison de l’indisponibilité de Mamadou Mota, président par intérim du parti.  


à lire également sur kongossamagazine.com: Maurice Kamto annonce qu'il ne soutiendra aucun opposant


Des obstacles juridiques évoqués

Au-delà de ce contretemps, certaines voix pointent des raisons d’ordre juridique. Selon plusieurs « puristes » du droit, la démission passée de Maurice Kamto du MRC impliquerait qu’il doive renouveler sa carte d’adhésion et attendre la convocation d’une convention nationale élective pour se porter candidat à la présidence.  


Des tensions internes grandissantes

Cette situation alimente des divisions au sein du directoire. Certains cadres dénoncent une gestion assimilée à « la cour du roi Pétaud », symbole de désordre et de confusion.  


à lire également sur kongossamagazine.com: Crise au MRC : Okala Ébodé dément sa démission et relance le débat sur la cohésion interne


Un bilan contesté

Salomon Beas, cadre du MRC, estime que les près de quinze années de direction de Maurice Kamto n’ont pas apporté les résultats escomptés. Pour lui, il est temps d’ouvrir une nouvelle page dans l’histoire du parti.  


Un avenir politique incertain

Entre blocages juridiques, critiques internes et tensions politiques, le retour de Maurice Kamto à la tête du MRC reste suspendu, laissant planer l’incertitude sur l’avenir du mouvement.  



Brenda Biya lâche son père : “Je ne voterai pas Paul Biya”






 Dans une vidéo bouleversante publiée sur les réseaux sociaux, Brenda Biya, fille du président camerounais Paul Biya, a pris la parole pour exprimer un rejet total de sa famille et du régime en place. Ce témoignage intime, livré avec une sincérité brute, s’est rapidement transformé en déclaration politique : elle appelle les 


Camerounais à ne pas voter pour son père lors de la présidentielle du 12 octobre 2025.


💔 Une rupture familiale sans appel


Brenda Biya affirme avoir été sacrifiée, contrôlée par l’argent, et poussée vers la souffrance par ses propres parents. Elle déclare :  

> “Je coupe les ponts avec mes parents… Je ne suis plus de la famille.”


Elle accuse ses proches de vouloir sa mort, de l’avoir enfermée dans une spirale de douleur, et annonce qu’elle ne prendra plus aucun soutien financier de leur part. Ce rejet personnel devient un cri de libération, mais aussi un acte de résistance.


🗳️ Un désaveu politique inédit


Dans un passage particulièrement fort, Brenda déclare :  

> “Je ne voterai pas Paul Biya.”


Elle précise que son refus n’est pas motivé par sa propre histoire, mais par les souffrances infligées au peuple camerounais :  

> “Je suis désolée que c’est ma chair, mon sang, ou la personne censée être mon père qui fait souffrir toute une nation depuis des années.”


Ce positionnement, venant de l’intérieur du cercle présidentiel, pourrait ébranler l’image d’un pouvoir souvent présenté comme monolithique.


📌 Une campagne électorale sous tension


À quelques semaines du scrutin, cette sortie médiatique pourrait avoir des répercussions symboliques majeures. Elle met en lumière les fractures internes au sein de la famille présidentielle et relance le débat sur la longévité du régime Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.


Brenda conclut son message par une volonté de se reconstruire loin des projecteurs :  

> “Je ne posterai plus sur les réseaux parce que je dois me reconstruire.”

🎙️ Ce témoignage, à la fois personnel et politique, pourrait marquer un tournant dans la perception du régime Biya. Une voix venue de l’intérieur, qui appelle à tourner la page.  


Maurice Kamto annonce qu'il ne soutiendra aucun opposant

 


Maurice Kamto, président du MRC, réaffirme sa position ferme face aux appels à un front commun de l’opposition. Selon ses confidences à ses proches, au moment où le Conseil constitutionnel avait rejeté sa candidature, l’opposition n’a pas montré la moindre solidarité.

Yaoundé, 11 septembre 2025 – 

« Si l’opposition avait réellement été solidaire, tous les autres candidats auraient dû se retirer en signe de soutien », déclare-t-il.

Aujourd’hui, il s’interroge :

« Pourquoi ces mêmes candidats me harcèlent-ils au téléphone pour parler d’une candidature consensuelle ? Où était le consensus quand ma candidature fut rejetée ? »

D’après son entourage, toutes les démarches ont été entreprises pour qu’il accepte de recevoir au moins un candidat pour discuter d’un accord. Mais le militant du Manidem est resté inflexible : niet.

Cette annonce marque un point clair dans le débat politique camerounais : Kamto refuse de soutenir un autre candidat de l’opposition, mettant en lumière les tensions et le manque d’unité au sein de l’opposition à quelques mois de la présidentielle.


#MauriceKamto #MRC #OppositionCamerounaise #Politique #SudTV

Crise au MRC : Okala Ébodé dément sa démission et relance le débat sur la cohésion interne

 

 





Alors que des rumeurs annonçaient sa démission du MRC, Joseph Thierry Okala Ébodé, trésorier national adjoint, a démenti avec fermeté. Cet épisode met en lumière les tensions croissantes au sein du principal parti d’opposition, à quelques mois de la présidentielle.



Yaoundé, 11 septembre 2025 –

Une rumeur qui fait trembler le parti

À l’origine de la polémique, une déclaration du philosophe Fridolin Nke affirmant qu’Okala Ébodé « démissionnera ou sera démissionné » du MRC. Très vite, la rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux et dans les médias, semant le doute parmi les militants.

Okala Ébodé brise le silence

Invité sur ForYou Radio, le trésorier adjoint a démenti toute volonté de quitter le parti :

« Je n’ai jamais pensé à quitter le MRC », a-t-il assuré.

« On n’abandonne pas la maison dont on a pris part à la construction », a-t-il ajouté, rappelant son rôle de membre fondateur.

« Je reste fidèle au président élu de notre parti, Maurice Kamto, et au projet qui nous unit », a-t-il insisté.


Les critiques internes persistent

Malgré ce démenti, l’affaire ravive les critiques sur le fonctionnement interne du MRC. Michèle Ndoki, vice-présidente du parti, n’hésite pas à dénoncer un déficit de démocratie en interne :

« On ne peut pas prétendre incarner l’alternance au Cameroun et reproduire les mêmes mécanismes de verrouillage à l’intérieur du parti », a-t-elle déclaré récemment.

Cette ligne réformatrice attire une partie des militants, inquiets de voir la discipline imposée prendre le pas sur le débat démocratique.

Un parti fragilisé à la veille de la présidentielle

L’épisode Okala Ébodé illustre la fragilité du MRC : d’un côté, un noyau dur fidèle à Maurice Kamto ; de l’autre, des voix discordantes appelant à plus de transparence et de renouvellement.

À l’approche de la présidentielle, chaque rumeur et chaque prise de parole publique deviennent un test de cohésion pour un parti qui aspire à incarner l’alternance mais peine à maîtriser ses tensions internes.

En conclusion

En réaffirmant sa loyauté, Okala Ébodé a voulu clore la polémique. Mais cette affaire rappelle que, derrière l’image d’unité affichée, le MRC traverse une zone de turbulences. La capacité de la formation à gérer ses débats internes pourrait peser lourd dans sa crédibilité politique et dans sa stratégie pour 2025.

👉 Veux-tu que je prépare aussi une version courte type “brève” (150–200 mots), adaptée pour les réseaux sociaux et les portails d’info rapide ?

🔥 Le retour de Kamto menace de faire imploser le MRC





 Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) traverse une zone de turbulences à haute intensité. En toile de fond : le retour annoncé de Maurice Kamto, figure centrale de l’opposition, recalé de la présidentielle d’octobre sous la bannière du MANIDEM. Si certains y voient une résurrection politique, d’autres dénoncent une manœuvre qui ravive les tensions internes et expose les failles stratégiques du parti.

Yaoundé, septembre 2025 — 

⚖️ Une réintégration sous haute tension

Réuni en Conseil national, le MRC a acté deux résolutions majeures : l’ouverture à une coalition d’opposition et le retour de Kamto à la tête du parti. Officiellement, les militants ont voté à l’unanimité pour son retour. Mais derrière cette façade d’unité, des voix discordantes s’élèvent. Plusieurs cadres dénoncent une gestion verticale du parti, où les décisions semblent dictées par une fidélité émotionnelle plutôt qu’une stratégie électorale claire.

« Le retour de Kamto est une bonne nouvelle, mais pas à n’importe quel prix », confie un militant de la région du Nord, où le MRC peine à s’implanter face au RDPC.

🧩 Une stratégie en clair-obscur

Kamto avait quitté le MRC pour tenter une candidature sous le MANIDEM, avant d’être recalé par ELECAM et le Conseil Constitutionnel. Ce détour, perçu par certains comme une trahison, a laissé des cicatrices. Son retour est donc autant un symbole de résilience qu’un aveu d’échec. Le parti, qui prônait l’alternance et la transparence, se retrouve à gérer une crise de cohérence.

« Le gibier prudent échappe toujours aux pièges du chasseur », a déclaré Kamto dans une sortie métaphorique qui sonne comme une justification de son parcours sinueux.

🧠 Coalition ou confusion ?

La deuxième résolution du MRC — soutenir un candidat issu d’une coalition — marque un tournant stratégique. Mais elle soulève une question cruciale : Kamto reviendra-t-il pour incarner cette coalition ou pour la dominer ? Le flou persiste, et les tractations avec des figures comme Issa Tchiroma ou Bello Bouba Maïgari restent opaques.

🎭 Une fracture masquée par l’urgence électorale

À quelques semaines de la présidentielle, le MRC joue la carte du rassemblement. Mais la rapidité de la réintégration de Kamto, sans débat public ni consultation élargie, laisse planer le doute sur la solidité du socle militant. Le parti risque de se transformer en machine électorale à la gloire d’un homme, au détriment de sa promesse initiale : celle d’une renaissance collective.


🇨🇲 Cameroun : l’ONU dénonce une élection sans transparence






Le 2 septembre 2025, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a brisé le silence diplomatique : à l’approche de la présidentielle du 12 octobre, le Cameroun ne garantit  ni transparence, ni liberté, ni crédibilité électorale. Ce constat officiel, venu de Genève, met des mots sur ce que les citoyens vivent dans la peur : un scrutin verrouillé, un espace civique muselé, une démocratie en trompe-l’œil.


🗳️ Une élection sous contrôle, sans contrôle citoyen


Les principes d’une élection transparente sont clairs : égalité des candidats, accès libre à l’information, indépendance des institutions, liberté d’expression. Mais sur le terrain, la réalité est alarmante :


- Des meetings interdits arbitrairement.

- Des interviews interrompues en direct par les forces de sécurité.

- Des candidatures écartées sans justification légale.

- Des électeurs empêchés de s’inscrire.


Ce n’est plus une compétition démocratique, c’est une mise en scène politique où le résultat semble écrit d’avance.


⚠️ L’ONU tire la sonnette d’alarme


Dans son communiqué, le Haut-Commissariat ne se contente pas d’évoquer des « inquiétudes ». Il dénonce explicitement l’absence de transparence dans le processus électoral. Selon Volker Türk, « l’environnement propice à une élection libre et crédible n’existe pas ». Ce n’est pas une opinion : c’est une alerte juridique et diplomatique.


Peut-on encore parler de démocratie quand 53 citoyens sont arrêtés pour avoir contesté pacifiquement des décisions électorales devant le Conseil constitutionnel ? Leur libération ne fait pas oublier l’arbitraire de leur arrestation. Un État qui criminalise la critique ne protège pas la République : il protège le pouvoir.


🛑 Médias censurés, ONG suspendues : la transparence étouffée


Trois organisations suspendues, deux interdites, des financements coupés, des journalistes censurés. Ce n’est pas une coïncidence : c’est une stratégie d’opacité. Un régime qui combat ses propres relais citoyens agit comme un pouvoir qui redoute la vérité.


Or, aucune Constitution, aucun traité international ne donne au gouvernement le droit de confisquer la parole publique. Bien au contraire : ils l’encouragent et la protègent.


🌍 Un avertissement à portée internationale


Le message de l’ONU est limpide : si le Cameroun organise une élection sans transparence, la communauté internationale en doutera. Et un président élu dans le doute gouverne dans la fragilité. Ce n’est pas seulement une question de légitimité interne, c’est une question de reconnaissance mondiale.


🤝 La République ne se décrète pas, elle se construit


Ce qui est en jeu dépasse le scrutin du 12 octobre. C’est l’idée même de République qui vacille. Une République ne se bâtit pas par exclusion, mais par inclusion. Elle ne s’impose pas par la matraque, mais par la confiance. Elle ne survit pas par la peur, mais par le consentement des gouvernés.


📌 Conclusion : transparence ou turbulence


Le Cameroun est à un tournant historique :


- Continuer dans la voie des élections verrouillées, au risque d’alimenter la colère et l’instabilité.

- Ou garantir enfin la transparence, l’égalité d’accès et le respect de la voix du peuple.


L’ONU a parlé. Reste à savoir si Yaoundé écoutera la raison ou persistera dans la répression. Car une élection n’est pas un exercice de contrôle. C’est un rendez-vous avec l’Histoire.


🛑 Présidentielle 2025 : À Limbé, le sous-préfet interdit un meeting de l’UNDP à la dernière minute

 



 Ce qui devait être un moment de mobilisation politique s’est transformé en scène de tension. À quelques minutes du début d’un meeting de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), des éléments de la police ont fait irruption pour ordonner l’arrêt immédiat de l’événement, sur instruction du sous-préfet de l’arrondissement de Limbé 1.


📍 Limbé 1, 4 septembre 2025 —

🪑 Un meeting prêt… puis brutalement interrompu

Les chaises étaient déjà installées, les sympathisants assis, et l’équipe de campagne attendait l’arrivée du président national du parti, Bello Bouba Maïgari. Mais sans préavis, les forces de l’ordre ont dispersé les participants, invoquant une interdiction administrative.

« Nous avions reçu une autorisation, sous réserve de ne pas occuper le stade municipal. Le lieu choisi respectait cette condition », affirme un membre de l’organisation locale.

⚖️ Une interdiction qui interroge

Selon les témoins, l’intervention policière s’est faite sans explication claire, relançant le débat sur les restrictions imposées aux partis d’opposition en période préélectorale. L’UNDP dénonce une entrave injustifiée à ses activités politiques, alors que la campagne présidentielle bat son plein.

« C’est une manœuvre pour nous empêcher de parler au peuple. Mais nous ne reculerons pas », a déclaré Bello Bouba Maïgari, qui poursuit son périple électoral dans le Sud-Ouest.

🗳️ Climat politique sous tension

Cette interdiction survient dans un contexte de crispation politique, où plusieurs partis d’opposition dénoncent des entraves à leurs réunions, des intimidations et des blocages administratifs. À Limbé, comme ailleurs, la neutralité de l’administration est de plus en plus remise en question.


Présidentielle 2025 : Maurice Kamto, vers un retour surprise dans la course ?

 



Le paysage politique camerounais pourrait connaître un rebondissement majeur. Maurice Kamto, figure emblématique de l’opposition, écarté de la présidentielle d’octobre, pourrait être réhabilité. Le Conseil constitutionnel examine ce jour une requête explosive déposée par Michel Noutchetchassi, qui accuse les auteurs de la contestation initiale d’avoir utilisé des documents falsifiés



📍 Yaoundé, 4 septembre 2025 —

⚖️ Une requête qui relance le débat

La candidature de Kamto, investie par le MANIDEM, avait été rejetée en août pour cause de "pluralité d’investiture" au sein du même parti. Dieudonné Yebga, se présentant comme président du MANIDEM, avait déposé une candidature concurrente, semant la confusion et provoquant l’invalidation des deux dossiers.

Mais selon Noutchetchassi, cette manœuvre serait entachée de faux. Il demande une expertise indépendante pour vérifier l’authenticité des documents présentés par Yebga lors de l’audience du 4 août. Si les juges confirment la falsification, Kamto pourrait être réintégré dans la course présidentielle.

🧠 Une stratégie politique sous haute tension

  • Kamto recalé, mais influent : Malgré son exclusion, Maurice Kamto reste un acteur central. Plusieurs partis, dont le MANIDEM et des figures comme Issa Tchiroma Bakary, ont plaidé pour sa réhabilitation.
  • Mobilisation en coulisses : Des tractations sont en cours pour une coalition de l’opposition, avec Kamto comme figure de proue ou faiseur de roi.
  • Silence stratégique : Kamto lui-même reste discret, distillant des messages métaphoriques sur la prudence et les pièges politiques.

🗣️ Une audience sous haute surveillance

Ce 4 septembre à 11h, le Conseil constitutionnel a tenu une audience cruciale. Les juges doivent se prononcer sur la recevabilité de la requête et la nécessité d’une expertise indépendante. Le verdict est attendu dans les prochaines heures et pourrait bouleverser l’équilibre du scrutin prévu le 12 octobre.

📌 Une affaire symptomatique

Cette affaire illustre les tensions internes à l’opposition, les failles du système électoral, et les enjeux de transparence démocratique. Si Kamto est réhabilité, ce serait un coup de théâtre politique. S’il reste exclu, son influence pourrait tout de même peser lourd sur les consignes de vote et les alliances à venir.



🗳️ Cameroun : Convocation des collèges électoraux pour l’élection des conseillers régionaux






Le président Paul Biya a signé, le 1er septembre 2025, un décret convoquant les collèges électoraux pour l’élection des conseillers régionaux, prévue le 30 novembre prochain. Cette annonce, qui intervient avant les élections municipales de mars 2026, suscite une vive controverse sur la cohérence du calendrier électoral et la légitimité des futurs élus régionaux.


📅 Une convocation qui bouscule le calendrier électoral


Traditionnellement, les conseillers régionaux sont élus pour un mandat de cinq ans, au suffrage indirect. Le Code électoral élection doit avoir lieu au plus tard 20 jours avant l’expiration du mandat des conseils régionaux. Pourtant, en convoquant les collèges électoraux avant le renouvellement des conseils municipaux, le pouvoir en place crée un paradoxe institutionnel : des conseillers municipaux en fin de mandat seront appelés à élire des représentants régionaux pour les cinq prochaines années.


Cette inversion du calendrier soulève des interrogations sur la représentativité démocratique du scrutin. Plusieurs partis d’opposition dénoncent une « manœuvre électorale » visant à verrouiller les institutions régionales avant les municipales.


🏛️ Composition des collèges électoraux


L’élection des conseillers régionaux repose sur deux collèges électoraux distincts :


- Le collège des délégués des communes : composé des conseillers municipaux en fonction.

- Le collège du commandement traditionnel : constitué de chefs traditionnels reconnus par l’administration.


Chaque région élit 90 conseillers régionaux, répartis comme suit :

- 70 délégués issus des partis politiques,

- 20 représentants du commandement traditionnel.


Les électeurs votent dans les chefs-lieux des départements, selon une procédure encadrée par le Code électoral.


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🧾 Modalités de candidature


Pour être éligible, un candidat doit :

- Être citoyen camerounais inscrit sur une liste électorale,

- Avoir au moins 23 ans,

- Savoir lire et écrire en français ou en anglais,

- Résider depuis au moins 6 mois dans la commune concernée, ou y justifier d’un domicile.


Les représentants du commandement traditionnel sont exemptés de la condition d’âge. Certaines catégories, comme les personnels de sécurité ou les agents de l’administration régionale, sont frappées d’inéligibilité.


⚖️ Une légitimité en débat


Au-delà des considérations techniques, cette convocation soulève une question fondamentale : peut-on confier à des élus municipaux en fin de mandat le pouvoir de désigner les représentants régionaux pour les cinq prochaines années ? Pour de nombreux juristes, cette situation crée un précédent constitutionnel problématique et fragilise la légitimité démocratique du processus.



Cabral Libii en tournée : rupture, ambition et mobilisation citoyenne

 




Kribi, Cameroun —


 À l’approche de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, Cabral Libii, président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), sillonne le pays dans une tournée politique qui ne passe pas inaperçue. Objectif : présenter son programme, galvaniser les électeurs et incarner une alternative crédible au pouvoir en place.


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📍 Kribi, point de départ stratégique


C’est à Kribi, chef-lieu du département de l’Océan, que Cabral Libii a lancé sa campagne. Devant une foule enthousiaste, majoritairement composée de jeunes, il a présenté son programme comme un « manifeste de rupture » et une « refondation républicaine ». Le ton est donné : il veut incarner un tournant historique dans la gouvernance du Cameroun.


🛣️ Une tournée éclair dans la Lekié


Après Kribi, direction la Lekié, dans la région du Centre. Malgré les coupures d’électricité et les conditions parfois précaires, Cabral Libii a maintenu ses rencontres avec les populations locales. À Batchenga, il a poursuivi son discours dans l’obscurité, illustrant sa ténacité et sa volonté de rester proche du terrain.


📘 Un programme axé sur la justice et la souveraineté


Intitulé Ce que j’ai vu : Manifeste de la rupture et du progrès, son programme propose une République fédérale communautaire, une réforme territoriale qui valorise les identités locales tout en combattant le tribalisme. Il y défend une vision fondée sur la justice sociale, la démocratie participative, la souveraineté économique, l’accès universel à la santé et une éducation tournée vers l’innovation.


👥 Une jeunesse au cœur du projet


Bien qu’il ne soit plus le plus jeune candidat en lice, Cabral Libii conserve une forte popularité auprès des jeunes. Sa tournée vise à raviver cette dynamique, en misant sur un discours de transformation et une posture de proximité. Le PCRN espère ainsi mobiliser une nouvelle génération d’électeurs, souvent désabusés par la politique traditionnelle.


À suivre 


Cabral Libii prévoit d’étendre sa tournée aux régions du Nord et de l’Ouest dans les semaines à venir. Son ambition : bâtir une coalition citoyenne capable de porter le changement au sommet de l’État.


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